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Le carnaval version Camille Saint-Saëns

Le mois de février est là et avec lui la période du carnaval. En matière de fêtes populaires, ce sont les carnavals de Venise en Italie et Rio de Janeiro au Brésil qui sont les plus renommés et qui dit carnaval dit déguisements, mais aussi musique. Le compositeur français Camille Saint-Saëns a composé un carnaval un peu particulier, celui des animaux. Le carnaval des animaux, suite pour orchestre incluant un piano, est une des œuvres de musique classique les plus célèbres. Continuer à lire

Une œuvre de circonstance

Non seulement l’œuvre porte dans son nom le mot « Carnaval », mais elle a été composée expressément pour un concert de mardi gras organisé chez un violoncelliste en 1886. Elle a été créée le 9 mars. Les premières auditions publiques n’ont eu lieu qu’en 1922, après la mort du compositeur l’année d’avant. C’est lui-même qui avait interdit l’exécution publique de son œuvre de son vivant. C’est la lecture de son testament qui a permis d’en donner des exécutions publiques. La seule partie qui n’était pas comprise dans cette interdiction était Le Cygne, pour violoncelle et piano qui est devenu un tube ! Toute l’œuvre est conçue comme une œuvre légère usant de l’humour.

Toutes sortes d’animaux

Dans Le carnaval des animaux qui se compose de 14 parties, on retrouve toutes sortes d’animaux, du lion au coq, en passant par l’éléphant, le kangourou et le cygne. Et c’est bien sûr le lion, le roi des animaux, qui ouvre l’œuvre. Il s’agit de La marche royale du lion, après une introduction.

Voici cette introduction suivie de la marche du lion, les 2 avec une grande présence du piano :

En cinquième position, nous avons l’éléphant. Ici, pas de gros effectif. Nous sommes en présence d’un duo pour contrebasse et piano. Ce passage à 3 temps inspire a priori plutôt la légèreté, mais c’est sans compter la présence de la contrebasse, gros instrument grave qui décrit bien le pachyderme ! N’oublions pas que c’est une œuvre faite pour amuser ! Ce passage jouant sur les opposés peut rappeler, dans son caractère humoristique, la danse des hippopotames en tutus dans Fantasia sur la Danse des heures de Ponchielli.

Deux tubes

Le temps ayant fait son œuvre, aujourd’hui, 2 passages sont devenus des tubes incontestables : L’Aquarium et Le Cygne.

On l’a évoqué un peu plus haut, Le Cygne était le seul passage qui n’était pas interdit de concert du vivant du compositeur. Ce morceau est donc rapidement devenu un morceau fétiche des violoncellistes. Il est vrai que Le Cygne met vraiment en valeur l’expressivité et la sonorité de l’instrument.

L’autre passage aujourd’hui célébrissime est L’Aquarium. Il est utilisé par le festival de Cannes qui le diffuse depuis 1990 avant chaque projection de film au Palais des Festivals et dans les autres salles partenaires pour les films en compétition.

De l’humour, encore de l’humour

Le sommet de l’humour dans Le carnaval des animaux est sans doute le passage intitulé Pianistes. Oui, vous avez bien lu, Camille Saint-Saëns a inclus les pianistes dans son Carnaval des animaux ! Francis Blanche qui a écrit de brefs textes pouvant être lus par un récitant lors de l’exécution en introduction humoristique à chaque partie a écrit pour ce passage « Ce mammifère concertivore digitigrade […] Amateurs de gibiers, ne tirez pas sur le pianiste ! ». Les pianistes sont ici la caricature de cet instrumentiste : celui qui fait en permanence ses gammes qui sont ici entrecoupées par des accords de cordes. Comme indication pour Les pianistes, le compositeur a écrit « Dans un style hésitant d’un débutant ».

Un Carnaval des animaux plein d’humour donc !

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