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Le programme de l’option musique au bac 2020 – 3ème partie

Nous proposons pour finir un exemple de commentaire pour chacune des parties (mouvement) de la Cinquième Symphonie en do mineur, opus 67, de Ludwig van Beethoven. Pour bien connaître et commenter cette Cinquième Symphonie en Do mineur de Ludwig van Beethoven, il faut en écouter et décrire tous les mouvements. Continuer à lire

Les différents mouvements de la Cinquième Symphonie

En musique, un « mouvement » est la vitesse qui caractérise une partie d’une composition, car une composition est souvent écrite en plusieurs parties. Et chaque partie à une vitesse (tempo). Dans la plupart des symphonies de la période classique, il y a quatre mouvements. C’est le cas de la Cinquième symphonie de Beethoven.

Voici les vitesses de chaque mouvement :

  1. Allegro con brio (« avec panache », « brillant »)
  2. Andante con moto (« allant, souple »)
  3. Allegro scherzo (« plaisant », « excitant »)
  4. Allegro (« vif »)

On observe ici que la vitesse de chaque partie correspond à un caractère musical. La Cinquième symphonie va globalement vite, avec trois mouvements allegro. Seul le deuxième mouvement est plutôt modéré. Chaque mouvement de la Cinquième symphonie possède une forme différente, que vous devez connaître globalement. Une forme en musique se décrit grâce aux différentes apparitions du thème (mélodie ou rythme facilement repérable et mémorisable).

Le premier mouvement

Il présente ce premier thème très connu, l’ostinato rythmique, frappant, le fameux « pompompom pooooom » de la victoire. Puis un second thème plus doux à deux temps. Ensuite, la musique va développer les deux thèmes, les mélanger, les travailler. Puis, on va réentendre le début pour enfin conclure (coda).

  • Exposition : thème A, thème B.
  • Développement.
  • Réexposition.
  • Coda.

On appelle cela une forme sonate.

Le deuxième mouvement

Il expose un nouveau thème doux, mélodique, aux altos, puis aux vents, comme les pas d’une marche galante, avec ses salutations révérencieuses, qui contraste avec l’énergie intense du thème rythmique du premier mouvement. Ensuite, on entend des variations : ce sont plusieurs parties qui modifient le thème de départ de ce deuxième mouvement. Le caractère change, peut devenir triomphant, avec les cuivres, par exemple. On continue en effet toujours à entendre cette même mélodie délicate, on la reconnaît, mais parfois ce ne sont pas les mêmes instruments, parfois le rythme change, parfois des notes sont rajoutées (on appelle cela des ornements), parfois l’accompagnement change complètement et devient inquiétant, répétitif. Le registre du thème change également, parfois aigu avec les vents, parfois très grave avec les cordes. Beethoven joue ici avec les possibilités de l’orchestre et fait dialoguer les différents groupes d’instruments. On passe également parfois du solo (instrument seul) au tutti (tout l’orchestre) le plus éclatant. On appelle cela une forme à thème et variations.

Le troisième mouvement

C’est une danse à trois temps (menuet) et tout l’orchestre la joue de manière très entraînante, avec des petites notes rapides, piquées (staccato). Le mouvement alterne entre ce thème dansant avec des moments plus intimes, plus calmes, des intermèdes qu’on appelle « trio », avant de reprendre le thème principal de plus belle, comme un refrain. A chaque retour du thème dansant, la musique se fait plus intense. On appelle cela un « crescendo » (de plus en plus fort). On peut aussi entendre une démonstration de technique de composition avec l’utilisation par Beethoven de canons, de principe d’imitations (la mélodie se répète d’un instrument à l’autre avec des décalages, des superpositions). C’est une forme à reprises.

Le quatrième mouvement

Il se présente comme une fin victorieuse éclatante. Le caractère est celui d’un Hymne. On retrouve les thèmes des trois premiers mouvements et surtout celui du premier mouvement devenu ici joyeux. La tonalité est en effet en Do Majeur alors que le premier mouvement était en mineur. La forme est celle du premier mouvement avec une exposition, un développement et une réexposition. La Symphonie se termine par un même accord final répété plusieurs fois en tutti (tout l’orchestre symphonique synchronisé ensemble) avec roulement de timbales pour un effet spectaculaire.

Après avoir écouté cette Cinquième Symphonie, pourtant sans paroles, sans voix, l’auditeur garde l’impressionnant qu’on lui a raconté une histoire. La réapparition du thème de départ, ces différents changements de caractères, son parcours à travers l’orchestre et à la rencontre de nouvelles idées musicales (thèmes secondaires et thèmes de chaque nouveau mouvement) : Beethoven nous donne avec sa Cinquième symphonie l’expérience d’une longue narration, d’un roman. C’est d’ailleurs une des symphonies les plus longues jamais écrite au moment où elle est créée, en 1808. Il faudra attendre la Neuvième symphonie pour dépasser la Cinquième en durée.

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