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Les différents types de voix : trouver son pupitre

Au moment d’entrer dans une chorale, ou d’entonner un chant de Noël en famille, une question se pose: « quelle est ta voix ? ». Que ce soit pour chanter en groupe aussi bien qu’en solo, pour se définir en tant que chanteur, le sujet de la catégorie vocale s’impose. C’est un peu comme une première indication qui constituerait une sorte de carte d’identité du chanteur. Continuer à lire

Ténor ? Soprano ? Basse ?… je « suis » quoi ?

Soit dans le jargon du chœur : « tu chantes dans quel pupitre » ? Tout d’abord se distinguent trois groupes : les voix d’enfants qui n’ont pas encore mué, les voix de femme, et les voix d’homme. Certains chanteurs qui peuvent déjà chanter ténor ou baryton, développent en plus une technique pour chanter plus haut. Ils sont appelés « falsettistes » ou « contre-ténors »(1). (Ils assurent la relève musicale des « castrats », existant jusqu’au XIXème siècle, qui possédaient la cage thoracique d’un homme et la voix d’un enfant n’ayant pas encore mué). Certaines techniques pour chanter aigu sont aussi utilisées en pop (voir par exemple Mika(2) , Michel Polnareff(3)).

(1) Philippe Jaroussky contre-ténor, sopraniste

(2) Mika joue avec la voix de tête (voir tout début et à 1’55’’)

(3) Michel Polnareff, (voir à 0’30’’, 3’15’’)

Trouver son pupitre

Dans chacun de ces groupes, on peut établir trois catégories principales :

  • voix grave : « alto »(4) pour les femmes, les enfants et les hommes falsettistes ; « basse »(5) pour les hommes.

(4) Une voix grave de femme

(5) Une voix de basse

  • voix moyenne : « mezzo-soprano » pour les femmes, les enfants et les hommes falsettistes ; « baryton »(6) pour les hommes.

(6) Aksel Rykkvin devenu baryton après la mue

  • voix aigüe : « soprano »(7) pour les femmes et les enfants, « sopraniste » pour les hommes falsettistes ; « ténor »(8) pour les hommes.

(7) Aksel Rykkvin soprano enfant

(8) La voix de ténor

Toutes les voix utilisent des résonances de « tête » et de « poitrine » mais avec des « mixages » différents.

Délimiter sa zone de confort

Que ce soit pour les enfants, les voix de femmes, ou les voix d’hommes, chacun chante spontanément plutôt dans l’un de ces trois registres. On peut déjà avoir une petite idée de son registre rien qu’en entendant une personne parler, mais parfois ça peut aussi être trompeur et ne pas être en rapport direct avec la voix chantée. Par exemple une voix parlée plutôt médium peut correspondre à une voix chantée très aigüe (écouter parler Natalie Dessay, et tant d’autres).

Pour faire ce test, vous pouvez entonner un chant spontanément sans vous aider d’un diapason ni d’un instrument. Vérifiez ensuite où se situait votre note de départ spontanée. Votre coach vous y aidera.

Se situer par rapport à la portée

Pour simplifier : les notes chantées à l’intérieur de la portée correspondent au médium de la voix, celles qui se situent en dessous de la portée correspondent aux voix graves, et celles au-dessus de la portée aux voix aiguës. Vous pouvez aussi monter ou descendre une vocalise pour faire le test et déterminer votre « tessiture ». Chaque voix une fois entraînée sera capable de chanter dans ces trois registres, mais elle gardera malgré tout sa zone de prédilection, là où elle sonne le mieux.

A noter : chez les enfants, les voix graves sont parfois enclines à se fatiguer plus facilement, soit du fait d’avoir chanté trop aigu par rapport à sa tessiture, soit d’avoir crié dans la cour de récréation. En permettant aux voix d’alto de rester dans leur zone de confort, on pourra préserver la beauté de leur timbre en leur évitant trop de fatigue vocale.

Avez-vous trouvé votre pupitre ? Vous voilà prêt pour chanter en chœur ou en famille, à une ou plusieurs voix !

2 exemples d’ensembles vocaux à trois voix

Trois hommes qui chantent à trois voix (ténor/baryton/basse)

Trois garçons qui chantent à trois voix (soprano/mezzo – soprano/alto)

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