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La technique du mediator

Dans la musique moderne, la guitare électrique et acoustique est en grande partie jouée avec un mediator, ou pick, ou encore plectre, ce petit bout de plastique triangulaire qu’on utilise pour gratter les cordes. Comment bien l’utiliser ? Nous allons voir dans cet article que son principal interêt réside dans la précision qu’il apporte. Continuer à lire

La position

Commençons par le commencement : êtes vous sûr de bien tenir votre mediator ? Fermement entre le pouce et l’index, le côté le plus long et pointu vers les cordes. Pourquoi fermement ? Car le but secret du mediator est d’aller se cacher à l’intérieur de votre guitare en s’échappant comme par inadvertance de vos doigts. Rassurez vous, nous avons tous, des milliers de fois, la mine blasée, retourné et secoué notre guitare pour l’en extraire. Petit conseil : faites en sorte de bien placer le mediator devant la rosace de votre guitare avant de la retourner. Et n’essayez pas de glisser vos doigts à l’intérieur de la caisse pour le récupérer. Ca ne marche pas.

La souplesse

En fonction de votre niveau et du type de musique que vous interprétez, l’épaisseur du mediator sera cruciale. Pour un débutant, on conseille un mediator de faible épaisseur, autour de 0,70mm. Il se pliera plus facilement contre les cordes pour un jeu tout en souplesse pour un strumming agréable. En revanche, un joueur expérimenté choisira un mediator plus épais car il gagnera en attaque, usant de son poignet pour ajouter la souplesse nécessaire : et oui, la souplesse du poignet, c’est là que se situe tout l’art de la maîtrise de la guitare. Si vous en manquez, le jeu sera haché, rigide, trop fort, et pas dans le bon sens du terme. La souplesse du poignet permet de sélectionner plus facilement les cordes souhaitées et de doser parfaitement son attaque.

Ici à partir de 4’27 David Gilmour nous livre une brillante illustration de la technique du mediator.

Les différents types

Les guitaristes de jazz manouche préfèrent utiliser un mediator extrêmement épais, si possible fait d’écorce de noix de coco ou en écaille de tortue. Ainsi ils bénéficient d’une attaque très précise et franche, nécessaire au style. Les joueurs de blues adeptes du picking vont eux choisir des onglets que l’on place sur le pouce, l’index et le majeur, afin toujours de bénéficier d’une meilleure attaque mais en conservant l’avantage de jouer plusieurs cordes en même temps.

La technique

Pour le strumming comme pour la mélodie, il est important de comprendre que les allers correspondent au temps et les retours au contre temps. Cela fluidifie le jeu et vous évite de vous précipiter pour être à tous les coups hors du temps. Néanmoins, sur certains arpèges, on essaiera d’adapter les coups de mediator en fonction de la corde à jouer ultérieurement : si vous jouez les cordes 6, puis 3 puis 1 et 2, vous jouerez donc en aller, aller, retour, aller, afin que le mediator se trouve tout de suite après avoir joué au dessus de la corde intéressée.

Le dernier avantage du mediator, c’est qu’on peut vraiment en tirer un son incroyable pour l’intro d’un morceau bien rock en le faisant raper contre les cordes graves dans le sens de la longueur ! Essayez, c’est autant simple qu’efficace !

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