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Chanter « faux »

J’aimerais chanter, mais je chante faux. Le chant est-il proscrit pour moi ? Pourrai-je tout de même chanter un jour ? Continuer à lire

Un bon départ

Rien que d’avoir posé la question est même plutôt rassurant ! Ça semble indiquer que tu possèdes une conscience de ce que la justesse des notes émises devrait être. Ton oreille est donc active, et possède un potentiel qui ne demande qu’à se développer. Le résultat obtenu va se jouer dans l’énergie, le temps et la qualité du travail que toi et ton professeur mènerez.

Une oreille de musicien ne se forme pas en un jour

C’est bien la somme des heures et des années d’exercice de l’oreille qui feront la différence. Certes, il n’y a pas d’égalité entre les élèves, certains présentent des facilités sur certains points, d’autres moins. Mais l’essentiel du travail se fera au fur et à mesure de la pratique. Seul, ensemble, en travaillant à plusieurs voix, en restituant des phrases musicales, en faisant des dictées sous plusieurs formes, et même en écoutant tout simplement de la musique. Le mot dictée peut sembler rébarbatif. Mais même reproduire à la voix une mélodie entendue est une forme de dictée.

Chanter dans sa tessiture

Les articles précédents en parlent, ne pas chanter dans sa tessiture peut être une raison de chanter faux (chez les enfants aussi). Ainsi chanter dans la zone de la gamme où la voix est le plus confortable pour chanter est important. Si j’ai par exemple une voix grave et que je chante dans une tonalité trop aiguë, cela peut me contraindre physiquement à chanter faux, car même si j’entends les notes justes dans ma tête, mes cordes vocales, ma gorge, mon corps ne pourront peut-être pas suivre. Plus j’avancerai dans la maîtrise de la technique vocale, plus j’aurai la capacité d’accorder mon instrument-voix exactement comme je l’entends.

L’oreille absolue

Faut-il avoir l’oreille absolue, cette faculté à reconnaître les notes entendues instantanément sans réfléchir ? De nos jours, on utilise pour s’accorder le diapason à 440 Hertz. La note « la » vibre à cette fréquence. C’est un choix qui a été fait de façon relativement arbitraire et récente dans l’histoire de la musique. N’oublions pas qu’en Europe, il y avait jusqu’au 18ème siècle une multiplicité de diapasons selon les époques, les pays, les villes (en Italie, en Allemagne). Cela signifie que selon ces paramètres, les instruments n’étaient pas accordés de la même façon. Et de ce fait, les chanteurs ne chantaient pas dans les mêmes tonalités, pour une même partition donnée.

Encore aujourd’hui, de nombreux ensembles de musique ancienne et baroque utilisent le diapason 415. Le « la » 415 est un « sol dièse » pour un musicien jouant accordé au diapason 440. En bref, cette idée d’absolu est donc malgré tout bien relative !

Être bon chanteur ne se résume pas à chanter juste

Bien entendu, c’est tout un ensemble de qualités bien plus étendues qui fera la différence, apportera cette touche de personnalité, d’originalité, de magie indéfinissable. Et simplement « chanter juste » peut donner un résultat bien plat. Cela étant dit, ce qui fait un chanteur remarquable, c’est beaucoup la qualité de sa pâte sonore, de son « son », résultant – entre autre d’une oreille aiguisée.

Pour prolonger votre lecture :
L’oreille absolue : démêler le vrai du faux

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