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S’échauffer avant de chanter – 4ème partie : explorons nos résonances

Puisque nous apprenons à chanter, l’exploration de notre instrument s’impose. Tel un pilote, on va fixer peu à peu les réglages à adopter, les réflexes bons à avoir, et ceux à éviter. Continuer à lire

Résonances de tête et de poitrine

En chantant, tout notre corps résonne et est caisse de résonance. Il ne faut donc pas hésiter à prendre du temps pour observer nos propres vibrations, d’autant que chaque instrument est unique. Émettons un son et posons nos mains tour à tour sur le haut du crâne, les pommettes, les lèvres, la nuque, le thorax, le bas du dos, pour nous familiariser avec tous les types de résonances. Le son émis sera choisi tour à tour dans notre médium, notre grave, notre aigu, et également dans différentes nuances: douces, puissantes etc. On peut s’amuser à forcer certains traits pour expérimenter, puis ensuite quand on chantera, l’important reste de ne rien appuyer, grossir ni forcer !

Entrer en résonance

La voix sort de la bouche certes, mais c’est bien tout notre corps dans son entier qui émet le son. De cette façon si un chanteur nous tourne le dos, on l’entend parfaitement aussi ! Il est donc important de porter notre attention sur tout notre corps en vérifiant qu’il entre entièrement en vibration, de la plante des pieds jusqu’au haut du crâne. Et cela évite de porter trop de tensions juste dans la gorge ou dans les cordes vocales par exemple.

L’ouverture de la bouche

Une fois cette mise en disponibilité de notre instrument accomplie, on va s’amuser à ressentir comment sort le son en fermant plus ou moins la bouche, en serrant plus ou moins la mâchoire. En gardant les lèvres jointes et la bouche fermée on peut s’exercer à produire un son, puis une gamme, puis des arpèges, puis enfin fredonner un de nos airs. Cette fermeture des lèvres nous aide à créer de l’espace à l’intérieur, dans la bouche, dans le palais, et à prendre conscience de cette mise en vibration. Si on serre trop les mâchoires ou la gorge, on sentira immédiatement que le son est moins généreux et sort avec difficulté. A l’inverse, si on fait l’effort de bien desserrer les mâchoires, de façon à pouvoir y mettre au moins la hauteur de la pulpe des doigts, on observera que le son est plus libre, plus plein, et sort plus facilement.

Les sons « bouche fermée »

On sent ce qui se produit si on dilate davantage les narines, comme pour humer un parfum, puis on produit comme un bâillement intérieur, en ouvrant la bouche au minimum. Faites l’essai de d’abord fredonner votre air une première fois de cette façon puis de le chanter à pleine voix directement après. Il y a toutes les chances pour que cela vous paraisse plus “facile” et bien placé ! Ce type d’échauffement doux et très efficace est appelé humming en anglais, soit “bourdonner”. Puccini a même mis cette pratique à l’honneur en composant une pièce où les chanteurs n’ouvrent jamais la bouche, dans un célèbre choeur de Madame Butterfly !

A travers toutes ces explorations, l’apprenti chanteur découvre une palette de sonorités qu’il possédait sans le savoir. Au fur et à mesure, il peut les apprivoiser tout en apprenant à doser ses automatismes. Il se fixe des points de repère qui lui permettent d’améliorer sa technique. Il pourra ainsi limiter son trac et entonner un chant en étant plus sûr de soi, car il s’appuie sur des mécanismes précis et non sur le hasard de sa forme du moment !

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