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Travailler une œuvre musicale : conseils pour tous

La rentrée arrive, et avec elle la reprise des cours de musique qui vont vous amener à travailler de nouveaux morceaux à votre instrument. Arriver à jouer une œuvre au mieux ne se fait pas toujours sans mal et cela demande en général d’y passer plusieurs heures. Le tout est d’être efficace dans un temps le plus réduit possible, donc voici des conseils, quel que soit votre instrument. Continuer à lire

Quelques erreurs courantes

Il peut être tentant, pour le plaisir, d’enchaîner le morceau en question dans son intégralité, surtout si on l’aime, mais cela n’est en général pas synonyme d’efficacité. D’autre part, lorsque l’on travaille une œuvre, ou qu’on pense le travailler, on consacre du temps au début, car on est frais et en forme, et on a tendance à négliger un peu la fin, fatigue oblige. Cette façon de procéder peut donner de la satisfaction sur le moment, car on peut avoir l’impression de maîtriser le morceau, mais elle n’est au final pas forcément la plus satisfaisante ni la plus efficace, car des imperfections peuvent persister. Je vous donne ci-dessous quelques moyens pour arriver à travailler efficacement et avoir au bout du compte l’interprétation la plus solide et la plus jolie possible.

Faire connaissance avec le morceau

Lorsque l’on a un nouveau morceau, il ne faut pas forcément, malgré la tentation que l’on peut avoir, commencer à le jouer directement, sauf peut-être une fois rapidement pour savoir ce que ça donne. Je conseille d’observer la partition et repérer des éléments tels que les passages qui se répètent ou se ressemblent, les différentes nuances et les changements d’armure, de mesure ou de tempos éventuels. Une fois repérés, je préconise de les mettre en évidence, grâce à des stylos de couleurs ou des surligneurs. Une fois le morceau « analysé » de cette façon, il est temps de le travailler avec précision.

Le vif du sujet

Le rythme

Lorsque des difficultés se présentent en matière de rythme, il est bon de poser l’instrument et de solfier le ou les passages en question. Ceci signifie que l’on fait le rythme vocalement, en battant la pulsation avec la main. Ceci est une étape importante, car elle permet de bien imprimer le morceau dans l’esprit. Ce qui n’est pas dans la tête ne pourra pas être dans les doigts et donc encore moins joué de façon exacte à l’instrument.


Les notes

Dans certains cas, lorsque l’enchaînement de notes se montre difficile, je vous conseille de faire du note à note, afin de voir lentement comment elles s’enchaînent. L’étape suivante demande aussi de faire abstraction du rythme écrit. Elle consiste en le fait d’enchaîner de différentes manières ces mêmes notes. Prenons 5 notes qui se suivent : faire la 1ère longue, enchaîner rapidement les 2ème et 3ème, faire les 2 dernières longues. Ensuite, par exemple, enchaîner rapidement les 1ère et 2ème, faire la 3ème longue et enfin enchaîner rapidement les 4ème et 5ème. Considérons ici que les notes longues sont par exemple des noires et les notes enchaînées des croches. Mais cela peut aussi bien sûr marcher avec d’autres rythmes.

Le tempo

Deux éléments sont très importants en matière de tempo :

  • Travailler lentement pour arriver peu à peu au tempo final, ou du moins s’en rapprocher le plus possible.
  • Utiliser au maximum le métronome. Cela vous permettra de ne pas ralentir au fur et à mesure que le morceau avance et de ne pas mettre un coup de frein le temps d’une mesure ou d’un temps difficile.

Pour conclure, je préciserai qu’il est bon, et ce dans l’optique de ne pas négliger la fin du morceau, comme évoqué dans le 1er paragraphe, de parfois penser à travailler en priorité les dernières mesures et remonter peu à peu vers le début de l’œuvre. Il est également conseillé de régulièrement laisser mûrir le travail qui a été effectué en mettant le morceau de côté pendant quelques jours.

Belle rentrée musicale à tous !

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