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Perspectives sonores – du bruit à la musique

Bruyant, remuant, assourdissant, calme, berçant, reposant… Que nous nous trouvions dans un milieu rural, citadin, à la montagne ou à la mer, l’environnement sonore influe sur nos sens, notre perception, notre imagerie mentale et notre bien-être. Et si au lieu de subir ou d’être indifférents à ces sources sonores, on en profitait pour ouvrir grandes les oreilles afin d’explorer sa musicalité ? Continuer à lire

Écoute… Écoute…

Les combinaisons de sons qui s’offrent à nous en tous lieux sont riches et variées. Y immerger ses oreilles va permettre de révéler une écoute (donc une perception et une compréhension) dont va se dégager une créativité (imagerie mentale). Notre ouïe va sélectionner, apparenter, interpréter… des matériaux sonores qui se multiplient et se complexifient. La dimension sonore est trop souvent appréhendée de façon moralisante, quantitative et simplificatrice. Le sonore est présenté comme antinomique aux situations de travail, de réflexion, de sommeil, et toujours associé à la notion de déplacement, d’activité irréfléchie et non maîtrisée, de loisir et d’indifférence. Mais l’individu qui écoute est instinctivement plus organisé, plus collectif, plus social, plus civique et moins bruyant. Écoutez c’est formidable !!!

Mais que faire de ces sons ?

Les bruits sont avant tout ce qu’ils sont. Chaque fois que possible, le prisme objectif montre la nature des sons, sans qu’y soit ajoutée une quelconque appréciation (j’aime / je n’aime pas). Nous y parlons de durée, de densité, d’intensité, d’enveloppe, d’attaque, de la façon dont les sons sont produits, de la distance à laquelle on se trouve, d’acoustique, de la présence de surfaces absorbantes ou réfléchissantes, des spécificités sonores du matin et de l’après- midi, de l’hiver et de l’été, etc. Au lieu de qualifier les sons qui nous entourent de nuisants ou dérangeants parce qu’on ne les maîtrise pas, utilisons-les pour témoigner, identifier… conceptualiser le paysage sonore où nous nous trouvons à l’instar du paysage visuel. Seulement l’ouïe n’ayant pas de paupière, par conséquent le paysage sonore n’a pas de cadre, ni de limite comme une peinture.

Exploiter cette richesse sonore

Avant toute chose il nous faut faire le silence intérieur et préparer notre sens de l’ouïe à réceptionner les sons. Puis il nous faut explorer le paysage sonore dans lequel nous nous trouvons. Pour cela il nous faut identifier les sources sonores, les mémoriser et les classer selon leur ordre d’apparition et selon les plans où ils se trouvent. Il nous faut affûter nos oreilles pour aller chercher au plus loin les sons environnants dissimulés derrière ceux que nous percevons au premier plan. Enfin, on peut recréer ce paysage sonore à l’aide d’outils instrumentaux (la voix y compris) ou non, selon nos propres critères de sélection.

Réalisation du paysage sonore

Pour recomposer notre paysage sonore à l’aide des outils choisis il nous faudra jouer sur :

  • les paramètres des sons (hauteur, timbre, durée, intensité, densité)
  • l’organisation sonore : succession, superposition, répétition, rupture, émergence…
  • les productions mériteront d’être enregistrées et écoutées. Aucun jugement de valeur ne sera émis.
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