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Comment ont évolué les instruments de musique pour enfants ?

Plus colorés, adaptés à leur taille, de meilleure facture, les instruments de musique destinés aux enfants ont considérablement évolué ces dernières années. Petit tour d’horizon des récentes innovations qui ont pu déboucher sur de petites révolutions ! Continuer à lire

Des instruments colorés

En 1995, Craig Ramsell, américain, crée par hasard à partir d’un tube d’essuie-tout, les fameux Boomwhackers, ces tubes sonores colorés de longueur différente en plastique qui émettent un son précis quand on les percute (le tube rouge émet la note do, le tube orange la note ré et ainsi de suite…). Ces nouvelles percussions sonores pédagogiques, créatrices de lien, envahissent bientôt tous les lieux où l’on souhaite rendre la musique accessible à tous. Elles sont solides, peu chères et faciles à utiliser. Le code couleur utilisé par Craig Ramsell est bientôt repris par les fabricants d’instruments de musique, et les couleurs de l’arc-en-ciel teintent aujourd’hui la majorité des instruments pour enfants jusqu’aux partitions, rendant ainsi plus facile l’accès au solfège. Les xylophone, cloches accordées intègrent ce code couleur comme autant de notes rapportées ce qui n’empêche pas de « fermer les yeux » quand on veut exercer uniquement la discrimination auditive des petits.

Des graines et des appeaux

Les appeaux, autrefois traditionnellement utilisés pour la chasse en imitant le chant femelle de l’oiseau convoité, ont été détournés de leur usage premier pour entrer dans les crèches et écoles maternelles. Les tout-petits peuvent les manipuler sans danger, s’initier à la musique de la nature et former ainsi leurs oreilles. Utilisés également par les conteurs, dans les enregistrements pour enfants, ils sont très appréciés, nul n’ignore qu’à cet âge les animaux ont une grande importante.

En complément des maracas et hochets toujours adorés des tout-petits, les ceintures et grappes de graines se sont développées comme autant de sonnailles au son chaleureux faciles à utiliser et pourquoi pas à fabriquer soi-même. Car derrière ces usages demeurent la même volonté : faire comprendre pas à pas à l’enfant comment se fabriquent les rythmes et les sons dans toute leur richesse et leur diversité. Balafon repliable, cithare sur table, les fabricants rivalisent d’ingéniosité pour trouver la forme la plus pédagogique, solide alliée à la meilleure qualité acoustique possible.

Des tailles adaptées associées à des pédagogies nouvelles

Si l’enseignement du piano se fait encore majoritairement sur un piano d’adulte, avec repose-pied ou rehausser de pédale, les jeunes élèves de violon, guitare, violoncelle, alto, jouent aujourd’hui avec un modèle adapté à leur taille. Les tailles pour enfants sont nommées 1/16ème, 1/10ème, 1/8ème,, ¼, ½, 3/4, 4/4 pour les violons et violoncelles, de 11 à 14 pouces pour les altos, 1/8ème, ¼, 1/2, 3/4, 7/8, 4/4 pour les guitares dès 3 ans. Des embouchures spécifiques pour les flûtes traversières existent : leur ergonomie a été étudiée pour alléger le poids de l’instrument et faciliter la posture du jeune musicien. Ces instruments sur-mesure peuvent être achetés ou loués puis revendus comme les livres scolaires chaque fin d’année afin de suivre la croissance du musicien en herbe. Ces évolutions de facture d’instrument correspondent à l’évolution des pédagogies musicales qui cherchent à enseigner la musique dès le plus jeune âge comme une langue maternelle. C’est le cas par exemple de la méthode Suzuki, importée du Japon, basée sur l’écoute et la reproduction d’œuvres à l’oreille. L’acquisition de la gestuelle propre à l’instrument se fait pas à pas et au départ sans lecture de partition. Les œuvres sont chantées, dansées, le rythme frappé en cours collectif ludique et joyeux. Le jeu et le geste seront affinés pendant le cours individuel. D’autres méthodes contribuent à rendre l’enseignement musical plus vivant : la méthode Dalcroze nous invite à vivre le rythme, la méthode Feldenkrais à conscientiser le toucher, la méthode Marie Jaëll à sentir véritablement les sons dans la main, la méthode Alexander à travailler la posture.

Enfin des orchestres en classes se constituent permettant une pratique immédiate de la musique sans distinction de classes sociales, démarche qui gagne les écoles maternelles et élémentaires, la pratique musicale étant bien implantées dans les crèches qui s’équipent en matériel ou font appel des intervenants.

Dans tous les cas au moment de l’achat d’instrument il faudra privilégier la qualité acoustique, car de nombreux jouets, bien que colorés et répondant aux normes européennes ne produisent pas de jolis sons et sont donc à éviter !

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