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Ce que j’aurais aimé comprendre il y a dix ans sur la composition musicale

Certains guitaristes et autres musiciens s’épanouissent dans la pratique pure de leur instrument, en jouant des morceaux écrits par d’autres. Pour les autres, dont vous faites sans doute partie si vous lisez cet article, écrire, composer, créer quelque-chose est plus qu’une envie mais presque un besoin viscéral. Longtemps, j’ai abordé l’écriture avec une approche mathématique, en essayant d’empiler des riffs plus ou moins inspirés les uns sur les autres, dans une démarche qu’on pourrait qualifier de cérébrale, à l’opposé de l’artistique comme on l’admet communément. Continuer à lire

Pas de recette miracle

Je ne suis pas le seul puisque Youtube et différents blogs, regorgent de méthodes infaillible pour composer le prochain hit de l’été. J’ai longtemps été client de ce genre de méthodes, cherchant presque de manière algorythmique à construire un morceau qui sonne comme ceux de mes idoles. Or, si le mimétisme et l’influence sont intrinsèques à la création, je suis aujourd’hui convaincu que cette dernière ne se limite pas seulement à cela, mais que l’inspiration à proprement parler tient à quelque-chose d’impalpable, de presque spirituel. Il s’agit de retranscrire une émotion, un sentiment et pas de chercher à impressionner ses pairs.

La règle du « Don’t Try »

La loi de l’effort inverse, vulgarisée notamment par le « Don’t try » de l’écrivain Buwokski, s’applique également à la composition musicale. La difficulté réside dans un « laisser-aller ». Ne pas courir après les idées mais les laisser venir à soi. Cette idée se rapproche presque de la méditation. Plutôt que de vous acharner à trouver le riff de l’année sur votre guitare pendant des heures, prenez l’air, videz vous l’esprit, faites du sport, en bref évadez-vous et vous verrez que les idées viendront plus naturellement.

Variez vos écoutes

« Rien ne se crée, tout se transforme ». Comme le disait citation d’Antoine Lavoisier, ce que vous créez dépend plus ou moins directement de ce que vous consommez en terme de musique. Votre cerveau associera inconsciemment différentes mélodies, des rythmes, des émotions que vous aurez piochées dans vos diverses écoutes.
Plus vos intérêts seront larges, plus vos horizons en termes de composition le seront. Attention cependant à l’overdose : si vous saturez votre cerveau de musique, vous finirez seulement par vous dégoûter pour quelques jours. Ce qui nous amène au dernier point :

Stay Hungry

La logique voudrait que passer deux heures à composer donnera deux fois plus de résultats qu’en en passant qu’une seule. Cette règle peut s’appliquer lors de l’apprentissage d’un plan à la guitare par exemple. Seulement vous remarquerez vite qu’en matière de travail créatif, la courbe a tendance à s’inverser. Votre première heure sera certainement plus prolifique que la troisième. Maintenez vous en appétit, de sorte à ce que votre prochaine session d’écriture soit un moment que vous attendez avec impatience plutôt qu’une corvée.

La composition musicale est un processus pour le moins contre-intuitif, il demande un lâcher prise difficile à atteindre au début, mais avec lequel vous vous familiariserez. Et vous vous rendrez compte à terme que non seulement vous écrirez des morceaux plus inspirés, mais que vous prendrez aussi plus de plaisir en les construisant.

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