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Qui a dit que David Bowie et musique classique ne pouvaient pas aller ensemble ?

Philip Glass est l’un des compositeurs majeurs actuels, en musique de film, mais surtout en musique de concert. A plus de 80 ans, il est toujours très actif et les créations de ses œuvres sont fréquentes. Philip Glass est aussi habitué à collaborer avec d’autres artistes ou à créer des ponts artistiques. Il a ainsi collaboré avec le poète et chanteur Leonard Cohen pour la mise en musique de son recueil Book Of Longing et surtout, il a écrit une trilogie, qui sont 3 de ses symphonies, inspirées par la Trilogie Berlinoise que son ami David Bowie a créée avec Brian Eno. Continuer à lire

Low de Bowie et la 1ère symphonie de Glass

Si les albums de David Bowie de la Trilogie Berlinoise que sont Low, Heroes et Lodger, sont sortis dans un temps restreint, 1977 pour les 2 premiers, 1979 pour le 3è, les œuvres de Philip Glass se sont étalées dans le temps.

En 1992, Philip Glass écrit sa première symphonie, et cette œuvre sera l’adaptation de l’album Low. Cette symphonie a 3 mouvements, chacun portant le nom d’une chanson : Subterraneans, Some are (bonus sorti plusieurs années après la sortie initiale) et Warszawa.

Écoutons par exemple Subterraneans, 1er mouvement chez Glass, dernier morceau chez Bowie. On note bien dans les 2 par exemple aux violons l’enchaînement note aigüe-note grave ; note aigüe-note grave : à 0’47’’ chez Bowie et à 0’40’’ chez Glass.

Une autre symphonie pour Heroes

4 ans après cette première symphonie, Philip Glass en est à sa 4ème symphonie. Elle sera le 2ème volet de sa trilogie inspirée par l’œuvre du chanteur. Cette fois-ci il s’agit de Heroes. Là aussi le compositeur choisit d’inclure dans son œuvre une chanson parue dans une réédition, en 1991. Il s’agit de Abdulmajid. Cette œuvre est en 6 mouvements.

David Bowie, décédé en 2016, n’aura malheureusement pas connu le 3ème et dernier volet de la trilogie.

Le dernier opus de la trilogie

Le troisième et dernier volet de la trilogie Glass/Bowie-Eno est la 12ème symphonie. Cette dernière est pleinement d’actualité, puisqu’elle a été créée début 2019 à Los Angeles et la 1ère Française a lieu en ce 4ème trimestre 2019 à Paris, à Radio France.

Le chanteur n’aura pas entendu cette œuvre, mais il était informé de l’existence du projet, tel que le laisse comprendre Philip Glass lui-même : « Nous avions discuté, il y a plusieurs années de cette troisième symphonie adaptée de Lodger, et cette idée n’a jamais disparu ».

Une inspiration mutuelle

Bien qu’a priori d’horizons musicaux différents, les deux hommes se sont inspirés mutuellement. On a vu le sens Bowie-Glass. Mais le style Glass des années 70 avait justement influencé les compositions de Bowie et Eno à cette période, période à laquelle appartiennent les albums évoqués plus haut. Ce style, c’est le minimalisme, dont Philip Glass est l’un des représentants, avec Steve Reich et John Adams, notamment.

La boucle est bouclée et cet exemple montre que les frontières musicales peuvent être aisément franchies !

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