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Quand la musique de film puise dans des musiques préexistantes

Le cinéma a deux sources de musique pour les bandes originales : la musique originale, c’est-à-dire une musique expressément écrite pour un film donné, et l’utilisation de musiques préexistantes, qu’elles soient classiques ou non. De nombreux réalisateurs, et donc films, ont recours à cette dernière possibilité. Continuer à lire

Quand la musique classique devient BO

Les réalisateurs ont choisi d’utiliser certaines musiques parce qu’elles étaient connues ou bien ces musiques sont-elles devenues célèbres grâce à leur utilisation au cinéma ? Il est assez évident que c’est plutôt la 2nde option. Alors, quelles sont ces musiques devenues célèbres grâce au 7è art et à quels films sont-elles reliées à jamais ?

Un des premiers exemples de musique classique utilisée au cinéma qui vienne à l’esprit est Ainsi parlait Zarathoustra de Richard Strauss. Dans la culture populaire, cette œuvre est intimement liée au film de Stanley Kubrick 2001 l’Odyssée de l’Espace. Ce film utilise d’ailleurs aussi une valse d’un autre Strauss, pas la même famille , Le beau Danube bleu. Quelques années plus tard, ce même réalisateur a utilisé la Sarabande de Haendel dans son film Barry Lyndon, aux côtés plusieurs autres musiques classiques.

Ecoutons Ainsi parlait Zarathoustra puis la Sarabande de Haendel :

Comment ne pas penser aussi à la fameuse scène de l’attaque des hélicoptères dans le film de guerre de Francis Ford Coppola Apocalypse Now ? Dans cet extrait, les soldats d’un des hélicoptères écoutent La chevauchée des Walkyries. Ce passage bien connu de Richard Wagner est extrait de son opéra La Walkyrie, 2è volet de son œuvre magistrale Le Ring qui en comprend 4.

Un autre film abordant la guerre du Vietnam, Platoon, utilise aussi une musique classique : l’Adagio du compositeur américain du 20è siècle Samuel Barber.

On peut aussi évoquer le mouvement lent du Concerto pour clarinette de Mozart utilisé dans Out of Africa.

Et que dire de Disney avec, en 1940 et 1999, les 2 numéros de Fantasia ? Dans ces 2 dessins animés, la musique a la 1ère place, dans la mesure où ils sont sans paroles et « uniquement » des illustrations d’œuvres classiques choisies. La séquence la plus célèbre est celle de l’Apprenti sorcier, poème symphonique composé par Paul Dukas, avec Mickey dans le rôle-titre.

Tarantino, un habitué des musiques préexistantes

Que ce soit dans Pulp Fiction, Kill Bill ou encore dans son dernier en date Il était une fois à Hollywood, Quentin Tarantino a utilisé beaucoup des musiques préexistantes.

Pour Pulp Fiction, relevons le titre Misirlou, qui a aussi été utilisé dans des publicités, interprété par Dick Dale. C’est d’ailleurs de loin la version la plus célèbre de ce titre qui date des années 1920. Dick Dale était un guitariste du style musical appelé la « surf music ». Sa version date de 1962.

Dans Kill Bill, on entend, entre-autres, des notes assez stridentes, sans aller plus loin, qui ne sont rien de moins que celles du début du générique de la série Ironside écrit par Quincy Jones en 1967. Quincy Jones est également l’auteur de Soul Bossa Nova, titre intimement lié, lui, à Austin Powers.

Voici le générique de Ironside en entier :

Dans son dernier film en date, Il était une fois à Hollywood, sorti en 2019, il utilise une musique un peu particulière : celle qui avait été écrite pour un film, mais qui a finalement été refusée ! Le film c’était Le rideau déchiré d’Alfred Hitchcock en 1966. C’est Bernard Herrmann qui avait écrit cette musique, avant qu’elle ne soit rejetée et remplacée par celle d’un autre compositeur.

On retrouve 2 passages de cette musique et notamment celle-ci :

Grâce à Tarantino, cette musique qui avait « perdu » le film pour lequel elle avait été écrite, a finalement retrouvé sa finalité : illustrer un film ! Merci M. Tarantino !

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