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Michel Legrand, un musicien populaire à la solide formation classique

La simple mention du nom de Michel Legrand fait tout de suite penser à nombre de musiques et chansons qui sont entrées dans la culture populaire, que ce soit « Les moulins de mon cœur » (L’affaire Thomas Crown), « Nous sommes deux sœurs jumelles » (Les demoiselles de Rochefort), ou encore « Mon amour, je t’attendrai toute ma vie », tirée des Parapluies de Cherbourg. Il nous a quittés le mois dernier, retour sur la formation très académique de ce compositeur. Continuer à lire

Un enfant né dans un contexte familial musical

Michel Legrand est né dans un environnement musical. Son père, Raymond Legrand, avait été élève du compositeur Gabriel Fauré et sa mère, Marcelle der Mikaelian, était la sœur de Jacques Hélian, chef d’orchestre réputé, issu de la troupe de Ray Ventura et ses Collégiens. Ses parents se séparent et le père laisse le domicile conjugal dès 1935, Michel Legrand n’a que 3 ans, et le divorce est consommé en 1946.

Cet épisode, on imagine douloureux, de sa vie ne l’a pas empêché de montrer très vite des prédispositions pour la musique.


Une entrée très précoce au Conservatoire, où il sera entre de bonnes mains

Il entre en 1942, il n’a pas encore 10 ans, ce qui est un cas plus qu’exceptionnel, au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris et c’est la révélation : il sera musicien. Le compositeur a d’ailleurs déclaré à ce sujet : « J’ai commencé à vivre le jour où je suis entré au Conservatoire ».

Il passe 7 ans au sein de cet établissement, années au cours desquelles il passe entre les mains de beaucoup de professeurs, dont Nadia Boulanger, éminente pédagogue, connue pour ses méthodes draconiennes. Michel Legrand a été formé par cette professeur qui a formé nombre de compositeurs, et pas des moindres : Astor Piazzolla, Quincy Jones, Pierre Henry, Leonard Bernstein ou encore le compositeur de musique minimaliste contemporain, Philip Glass. Nous pouvons donc imaginer que le jeune Michel n’a pas fait exception et qu’il a été soumis à la pédagogie très dure de Nadia Boulanger. Mais cela a donné de très bons résultats : il est sorti de son cursus académique en conservatoire avec un Premier Prix de solfège et un Premier Prix d’harmonie.

Être dans la classe de cette professeure a permis au jeune Michel Legrand de côtoyer de grands noms de la musique classique de l’époque, notamment Igor Stravinsky, excusez du peu, dont « Mademoiselle », comme on l’appelait, était une amie intime.

Une formation aux effets forcément bénéfiques

Par la suite, il s’éloignera de la musique classique dans le sens « strict » du terme, pour la musique de film et surtout le jazz, genre pour lequel il se passionne dès l’après-guerre après avoir assisté à un concert du trompettiste Dizzy Gillespie, mais, à n’en pas douter, la solide formation musicale académique qu’il a reçue lui a beaucoup apporté et a alimenté ses créations musicales, quel qu’ait été le genre de ces dernières !

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