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Fantasia, ou la symbiose de l’image et de la musique classique chez Walt Disney

Troisième long-métrage de Walt Disney, le dessin animé Fantasia sorti en 1940, après Blanche-Neige et les 7 nains et Pinocchio, a pour bande sonore des œuvres du répertoire classique. De Bach à Beethoven en passant par Stravinsky, Dukas ou encore Tchaïkovski, Disney a choisi sur un pan très large du répertoire pour mettre en musique cette œuvre, chaque morceau et chaque passage du film s’illustrant mutuellement parfaitement. Quels compositeurs et œuvres sont présents dans ce chef-d’œuvre qui fête cette année ses 80 ans ?  Continuer à lire

Tout a démarré avec Mickey

Avant d’être le film que l’on connaît, le projet que Walt Disney avait initialement en tête était un court-métrage mettant en scène Mickey en apprenti sorcier… illustrant ainsi le poème symphonique du même nom de Paul Dukas. L’idée était de relancer la petite souris alors en perte de vitesse. Et c’est lors d’échanges avec le chef d’orchestre Leopold Stokowski, qui devait diriger L’Apprenti sorcier, qu’est née l’idée de faire bien plus qu’un court-métrage. Fantasia est en quelque sorte un long-métrage composé de plusieurs courts-métrages, l’un d’entre eux étant celui de Mickey.


Au commencement était Bach

Bach est une des fondations de la musique classique et, preuve supplémentaire si toutefois il en était besoin, Fantasia s’ouvre sur sa fameuse Toccata et fugue en ré mineur. A l’origine écrite pour orgue, c’est avec l’orchestration du chef d’orchestre Leopold Stokowski lui-même que nous entendons l’œuvre. Cette orchestration date de 1926. Elle n’a donc pas été faite à l’occasion de Fantasia.

Un répertoire très large

Aussi bien au niveau des époques que des genres, les œuvres choisies pour Fantasia sont très variées : Bach excepté, nous avons du 19ème et du 20ème siècle et aussi bien le genre du ballet, avec Le sacre du printemps de Stravinsky et Casse-Noisette de Tchaïkovski, le poème symphonique, avec L’apprenti sorcier, dont nous avons parlé plus haut, et Une nuit sur le Mont Chauve de Moussorgsky, que la symphonie et l’opéra avec La Pastorale, la 6ème symphonie de Beethoven et La danse des heures, passage orchestral tiré de l’opéra La Gioconda de Ponchielli.
Et c’est avec le magnifique Ave Maria de Schubert que se termine ce long-métrage. Un peu de douceur après le très sombre Nuit sur le Mont Chauve. Ces 2 œuvres s’enchaînent d’ailleurs. Ce sont les seules. Les autres sont toujours entrecoupées des interventions du présentateur.

Fantasia, une œuvre pour petits et grands, notamment pour la découverte de célèbres œuvres du répertoire. Et c’est aussi le plaisir de voir un chef-d’œuvre magnifique, tant par les couleurs que la qualité des dessins.

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