Du clavecin à l’orchestre

La scène finale des Indes Galantes culmine avec la Danse du Grand Calumet de la Paix, qui marque la paix retrouvée entre les Sauvages et les armées colonisatrices.

La musique est d’ailleurs reprise des célèbres Sauvages pour clavecin, composés une dizaine d’années plus tôt par Rameau. Transcrite du clavecin vers un grand ensemble avec chœur et orchestre, la pièce est donc fortement amplifiée dès son introduction orchestrale. Elle est même ensuite transfigurée ! Lorsque les choristes superposent de nouvelles mélodies à l’air de danse bien connu, Rameau y montre en effet quel maître du contrepoint il est, véritable alter ego français de Johann Sebastian Bach.

Jean-Philippe RAMEAU
Danse du Grand Calumet de la Paix

extrait de l’opéra-ballet Les Indes galantes (1735)

Zima, Adario (duo) :
Forêt paisibles,
Jamais un vain désir ne trouble ici nos cœurs.
S’ils sont sensibles,
Fortune, ce n’est pas au prix de tes faveurs.

Chœur des sauvages :
Forêt paisibles,
Jamais un vain désir ne trouble ici nos cœurs.
S’ils sont sensibles,
Fortune, ce n’est pas au prix de tes faveurs.

Zima, Adario (duo) :
Dans nos retraites,
Grandeur, ne viens jamais
offrir de tes faux attraits !
Ciel, tu les as faites
pour l’innocence et pour la paix.
Jouissons dans nos asiles,
Jouissons des biens tranquilles !
Ah ! Peut-on être heureux,
Quand on forme d’autres vœux ?

Pourtant. Effectivement. Malgré tout. Donc. Ensuite. Cependant. Car. Mais. Parce que. En effet.

Rameau musique baroque

culture musicale

Vous aimerez aussi