Maurice Ravel : Concerto en sol (1930), 3e mouvement, par Martha Argerich, piano.

Maurice RAVEL : Concerto en sol (1930), 3e mouvement, par Martha ARGERICH, piano.

Dimanche 14 juillet à 21h30 aura lieu à Paris un grand concert en plein air au Champ de Mars, en prélude au feu d’artifice tiré depuis la place du Trocadéro.

Sous la direction de Daniele Gatti, l’Orchestre National de France et le Chœur de Radio France accompagneront de grands solistes : la mezzo-soprano Karine Deshayes, la soprano Sonya Yoncheva, le baryton Ludovic Tézier, le ténor Roberto Alagna, le contre-ténor Philippe Jaroussky… mais aussi le violoniste Renaud Capuçon et le pianiste mondialement célèbre Lang Lang.

Le programme, fête nationale oblige, rendra hommage aux plus illustres compositeurs français : les romantiques BERLIOZ (1803-1869) – dont sera interprétée l’orchestration de la Marseillaise -, BIZET (1838-1875) et MASSENET (1842-1912), le moderne RAVEL (1875-1937)… avec aussi un clin d’œil à la chanson française (La vie en rose et Les feuilles mortes) et à l’Italie natale de Gatti (avec des extraits d’opéras de VERDI et de PUCCINI).

Relativement rares en France, de tels concerts populaires sont de véritables institutions à Berlin ou à Amsterdam. Sur les canaux de cette dernière ville a lieu chaque année un fameux festival, dont le public se partage entre les fenêtres des immeubles voisins et les nombreuses embarcations – la scène étant elle-même flottante. En voici deux beaux exemples, l’un nocturne, et l’autre diurne :

A Berlin, l’immense Waldbühne accueille chaque année jusqu’à 22 000 spectateurs :

De telles ambiances survoltées ne sont pas sans rappeler, par exemple, le mythique festival de Woodstock, qui, du 15 au 18 août 1969, rassembla pas moins de 32 groupes et artistes différents (principalement de style folk, blues et rock), devant 500 000 spectateurs (dont 50 000 seulement étaient attendus)…

Dès le tout premier concert, la légende était en marche. Après une prestation de trois heures, le chanteur folk Richie HAVENS (1941-2013), ayant épuisé tout son répertoire à force de bis, improvisa sur scène un véritable hymne hippie, Freedom, en s’inspirant du gospel Motherless. En apparence, nous sommes ici bien loin des « ors de la République » qu’évoquent aujourd’hui la Marseillaise et le 14-juillet… Et pourtant, il faut bien garder à l’esprit que lorsque BERLIOZ orchestra l’hymne né durant la Révolution, il y mit sans doute la même ferveur humaniste, voire libertaire, que Richie HAVENS dans son hymne improvisé !

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